Vos sous-traitants traitant des données personnelles ont-ils signé un DPA (accord de traitement) ?
En bref — ce que vous devez retenir
Tout sous-traitant qui traite des données personnelles pour votre compte doit signer un accord de traitement (DPA — Data Processing Agreement). C'est une obligation RGPD et votre responsabilité en tant que responsable de traitement — même si c'est un grand prestataire comme Google ou Microsoft.
Glossaire
Data Processing Agreement
Accord de Traitement des Données
Contrat obligatoire entre vous et vos sous-traitants (hébergeurs, prestataires cloud…) qui précise comment ils traitent les données personnelles pour votre compte. Exigé par le RGPD.
L'article 28 du RGPD est formel : avant de confier des données personnelles à un sous-traitant (hébergeur, prestataire de paie, marketing automation, CRM...), vous devez signer un DPA qui définit les obligations du sous-traitant quant à la sécurité et la confidentialité des données.
En pratique, les grands prestataires (AWS, Microsoft, Google, Mailchimp) ont des DPA standards disponibles en ligne que vous pouvez accepter. Les prestataires locaux (comptable, agence web, prestataire RH) n'ont souvent pas de DPA — c'est à vous de leur en soumettre un.
Contrôle CNIL suite à une plainte. L'agence n'avait aucun DPA signé avec son hébergeur web ni avec son outil emailing (Mailchimp). Amende de 15 000 € pour manquement à l'article 28.
"Lors d'un audit RGPD interne, on a réalisé qu'on n'avait pas de DPA avec notre éditeur ERP qui hébergeait les données RH de nos 80 salariés. On lui a envoyé un modèle standard — il l'a signé en une semaine."
Obtenez votre score cybersécurité en 25 minutes et un plan d'action concret.