À quelle fréquence effectuez-vous des sauvegardes de vos données métier ?
En bref — ce que vous devez retenir
Une sauvegarde hebdomadaire signifie qu'en cas de sinistre le vendredi, vous perdez jusqu'à 7 jours de travail. Pour la plupart des PME, l'objectif raisonnable est une sauvegarde quotidienne automatique — sans intervention humaine — pour ne jamais perdre plus de 24 heures de données.
La fréquence de sauvegarde détermine votre RPO (Recovery Point Objective) : la quantité maximale de données que vous acceptez de perdre. Une sauvegarde hebdomadaire = RPO de 7 jours. Pour une entreprise qui traite des commandes, des devis ou des fiches clients chaque jour, 7 jours de perte est souvent catastrophique.
La sauvegarde manuelle (copier-coller sur une clé USB le vendredi soir) est une fausse sauvegarde : elle sera oubliée lors des semaines chargées, des vacances, ou de l'absence de la personne en charge.
Attention à ne pas confondre synchronisation et sauvegarde. OneDrive, Dropbox et Google Drive sont des outils de synchronisation : si un ransomware chiffre vos fichiers locaux, les fichiers chiffrés se synchronisent vers le cloud en quelques minutes, écrasant les versions saines. La synchronisation ne vous protège pas.
Sauvegarder sur le même disque physique que vos données originales est aussi une fausse sécurité : une panne mécanique détruit les deux simultanément. La cible de sauvegarde doit être physiquement distincte — disque externe débranché, NAS dédié, ou service cloud.
Enfin, une sauvegarde non testée n'est pas une vraie sauvegarde. Des études sectorielles montrent que 30 à 40 % des sauvegardes présentent des erreurs lors de la restauration. Sans test régulier, vous découvrez le problème au pire moment.
"Notre sauvegarde se faisait manuellement le vendredi. Un ransomware a frappé le jeudi. On a perdu 4 jours de maquettes client et 2 semaines de production pour les refaire."
Crash du serveur de caisse un lundi matin. La dernière sauvegarde manuelle remontait à 11 jours. Perte de toutes les commandes, réservations et données fournisseurs de la période.
"Notre logiciel de sauvegarde affichait 'succès' depuis 6 mois. Quand le serveur a rendu l'âme, on a découvert que le disque de destination était saturé depuis le 4e mois : le logiciel écrivait dans le vide. Aucune alerte n'avait été configurée, aucun test effectué. On croyait être protégés — on ne l'était pas."
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